26.03.2008
And the winner is…
... Alain Fréhaut !
Tous les Bavaisiens connaissent d’ores et déjà le nom du prochain président de la CCB. Certains s’en félicitent déjà, convaincus que leur cher maire ferait un excellent conseiller général en 2014.Un peu de bon sens et d’esprit critique permettent de se rendre compte que les fréhautistes sont dans l’erreur, encore une fois.
Tout d’abord, nommer comme président de la CCB le maire de la plus grosse commune du Bavaisis signifie de fait privilégier Bavay au détriment des autres villages de la communauté de communes.
A l’origine, Alain Fréhaut a été élu Maire de Bavay. Je ne suis pas du tout convaincu que les autres habitants du Bavaisis l’auraient choisi comme premier édile et donc à fortiori comme président de la CCB. Se pose donc le problème de la représentativité des membres d’une structure territoriale dont il est à prévoir que les compétences vont aller en s’élargissant dans les prochaines années. Pour prendre un exemple concret, comment un habitant de Hon-Hergies ou de Bellignies pourrait-il sanctionner électoralement l’action d’un président de la CCB avec laquelle il serait en désaccord ?
En résumé, à quand l’élection des membres de la CCB au suffrage direct .
Mais revenons à nos moutons bavaisiens… Je m’interroge aussi sur l’investissement qu’Alain Fréhaut compte apporter à ses futures nouvelles fonctions de président de la CCB. Permanent syndical à mi-temps à MCA, maire de Bavay à mi-temps… et président de la CCB pendant la troisième mi-temps ? Il serait plus judicieux que le choix de la présidence de la CCB se porte sur un conseiller municipal, voire un adjoint dont la disponibilité serait de fait, plus importante.14:19 Publié dans Agora | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.03.2008
Militantisme politique et engagement associatif
Partie 1 : le possible et le souhaitable
Je me défie de « l’apolitisme» en politique. Je m'en suis toujours défié.
L' « apolitisme» ne sert bien souvent qu’à masquer son appartenance ou ses sympathies pour une obédience politique qui n’ose avouer son nom, que ce soit de manière conjoncturelle (la chute de popularité de Nicolas Sarkozy et de l’UMP) ou idéologique (la « droite dure »).
Je m’interroge donc sur les valeurs des nouveaux membres du conseil municipal de Bavay. Les valeurs qu'ils vont à nouveau véhiculer à travers leur engagement communal seront-elles de droite, ou de gauche ? Cet engagement sera-il "de type associatif" ? "De type politique" ?
Peut-on définir l'engagement associatif comme le militantisme du possible ?
Peut-on définir l'engagement politique comme le militantisme du souhaitable ?
En effet, si l’engagement associatif, - tout à fait louable et qui existe bel et bien-, des membres du nouveau conseil municipal permet en partie d’augurer de l’investissement personnel qu’ils comptent apporter à la gestion de la Commune, on ne se trouve en l’occurrence que dans le domaine du « possible », et même dans une vision à court terme du devenir de Bavay et des Bavaisiens.
Si on relit le programme d’Alain Fréhaut durant la dernière campagne des Municipales, et si on accepte l'idée qu'il mène une politique de droite avec un personnel de gauche, on se rend compte de la gestion à la « petite semaine » qui sera à l’ordre du jour de chaque conseil municipal dans les six prochaines années.
Seul un engagement politique, par les valeurs qu’il cherche à transmettre, permet de dépasser le domaine du « possible » pour rentrer dans celui du « souhaitable ». Il serait par exemple souhaitable à Bavay qu’on se pose –enfin- la question de l’existence et des raisons d’une certaine forme de délinquance pour –enfin- commencer à se donner les moyens sinon de l’éradiquer mais tout au moins de la réduire.
Bien entendu, ce qui est souhaitable n’est pas toujours possible,
Et ce qui est possible n’est pas toujours souhaitable.
C’est donc bien de l’association de ces deux concepts, le souhaitable et le possible, qu’émerge une gestion communale saine et porteuse d’avenir et de justice sociale.
Pour en revenir à Alain Fréhaut, si les Bavaisiennes et les Bavaisiens ont certainement une idée assez précise de ce qu’il considère comme étant du domaine du possible, bien peu doivent par contre savoir ce qu’il considère comme étant souhaitable pour Bavay et les Bavaisiens, ne serait ce que par ses efforts désespérés pour nier son engagement ou même ses sympathies politiques...
Quelles sont les valeurs qu’Alain Fréhaut cherche à véhiculer ?
Travailler « entre gens bien élevés » ? C’est un peu court…car ça revient à forger une identité, encore et toujours, en noircissant les autres. Ce qu'il a toujours fait.
Quant aux valeurs de BEA, elle feront l’objet de la deuxième partie de cet article
Nous avons renoncé au « meilleur des mondes »
Nous ne renoncerons jamais à un monde meilleur
illustration : Mère Téresa de Calcutta (1910-1997)
source : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031019_madre-teresa_fr.html
20:03 Publié dans Agora | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.03.2008
Le parti de l'abstention
Faible taux de participation, lors des dernières élections municipales et cantonales.
Le blog BEA attribuait déjà, le 4 mars, ce faible taux à "l'apolitisme" de la liste Fréhaut. Quel républicain ne pourrait pas voir dans cette baisse régulière et constante depuis 20 ans de la citoyenneté… une menace pour la démocratie en France ?
Dans le microcosme politique cantonal, même les fréhautistes déplorent implicitement ce faible taux de participation (ici ou ici). Leur analyse de ce phénomène reste erronée et à courte vue, puisqu’ils n’y voient que la possibilité future pour Alain Fréhaut de puiser en 2014 dans ce vivier de voix muettes afin –enfin- de devenir conseiller général.
Le mal est beaucoup plus profond… : lisez donc cet excellent article de Christophe Guilluy sur le site « 20 minutes », et plus particulièrement le dernier paragraphe. Pour l'instant, on peut dire que les classes populaires ne se sentent représentées par aucun parti. Ces électeurs savent qu'ils sont seuls face à la mondialisation, qu'ils subissent de plein fouet depuis vingt ans. Leur niveau de vie ne cesse de baisser. Or, quand vous gagnez moins de 1.500 euros par mois, la question des couloirs de bus ou les bisbilles entre le Nouveau Centre et le MoDem vous passent au-dessus…Reste à savoir si les revendications des classes populaires pourront un jour se fédérer et être portées par un parti.
Les abstentionnistes sont là…
Nous voudrions simplement engager cette réflexion :
"Qu’adviendra-t-il à terme, si les responsables politiques, qu’ils soient nationaux, départementaux ou… bavaisiens, continuent à se montrer incapables de prendre en compte les besoins et les revendications de ces « muets de la démocratie » ?"
Jusqu’ici, tout va bien... mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage... (..à suivre)
08:09 Publié dans Agora | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.03.2008
J'en ai rêvé...
... Alain Fréhaut l'a (bientôt) fait !
La lecture de ce journal me permet de détendre mes zygomatiques mis à mal depuis mai 2007 par le spectacle permanent du show politico-médiatico-sentimental orchestré par notre Président de la République, dont il est à la fois le réalisateur et l’acteur principal.
Mais ce mercredi 12 mars m’a apporté un autre motif de franche rigolade, c'est-à-dire le dernier tract d’Alain Fréhaut pour les cantonales 2008. Et là, mes zygomatiques ont explosé, au point que j’envisage fortement une greffe. Oyez, oyez braves gens…
Alain Fréhaut…
nous…
promet…de…. (roulements de tambours)
1°) DEFENDRE LE POUVOIR D’ACHAT
Alors là, chapeau bas. Depuis plusieurs mois, pauvres hères du canton de Bavay que nous sommes, nous ignorions que nous avions à notre proximité immédiate LA solution miracle du problème qui taraude le porte monnaie de la majorité des Français depuis plusieurs mois. Comment dès lors, ne pas envisager une destinée Nationale pour notre Maire de Bavay. Cette solution est même tellement miraculeuse que nous n’avons même pas un début d’embryon d’atome d’explication sur la manière dont M.Fréhaut compte s’y prendre.
2°) EVITER LES DELOCALISATIONS
Ne serait-il pas plus judicieux de se soucier de faire venir des entreprises sur le canton avant de chercher à résoudre virtuellement (un Conseiller Général a-t-il sur ce sujet des moyens d’actions ?) ce type de problème. Jean Lagarde (député Mouvement Démocrate) a bien fait une grève de la faim, avec succès pour les mêmes motifs, mais je peux difficilement croire que chaque conseiller général du Nord en ferait de même le cas échéant.
3°) DEVELOPPER LES SERVICES DE PROXIMITE
Soit. Qui ne serait pas d’accord ? Mais qui ? Comment ?...Et avec quel argent quand on voit ses dépenses de fonctionnement 2007 ?
…6°) AIDER A LA CREATION D’EMPLOI
Combien d’emplois Alain Fréhaut a-t-il, en tant que Maire de Bavay depuis 2001, créé ou aidé à la création ?
… Le reste au tout venant.
Les propositions sont tellement convenues et dans l’air du temps.
Leur application concrète reste toujours inexistante.
Pourquoi pas REDUIRE LA FRACTURE SOCIALE, pendant qu’on y est ? Non, ça c’est déjà pris.
Ou TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ? Euh, non, ça c’est déjà pris aussi !
Monsieur Fréhaut, avant de rêver d’un destin National (défendre le pouvoir d’achat, il fallait oser), ne serait-il pas judicieux que vous restiez cohérent en ne faisant pas des promesses que vous savez irréalisables, ou tout au moins expliquer aux électeurs la démarche que vous comptez entreprendre pour ce faire.
En attendant ce destin National, si vous me promettez de continuer à distribuer chaque mercredi un tract du même acabit dans ma boîte aux lettres, moi je m’abonne, comme pour mon coin-coin favori.
« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » (Charles Pasqua, homme politique français… de droite)
(1) Illustration : Alain Fréhaut terrasse la hausse des prix sur son cheval MCA.
Notez l''aide active de Caroline Michaux (d'après Rubens "St Georges terrassant le dragon")
07:09 Publié dans Agora | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.03.2008
L'apolitisme est-il de droite ?
22:20 Publié dans Agora | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



