12.12.2009

Diversité : des militants du PS "tirent la sonnette d'alarme"


Pour l'association Equité, les personnes originaires d'Afrique et des DOM sont sous-représentées au Parti socialiste.

« La direction actuelle ne nous reçoit pas, ne répond pas à nos courriers », affirment les membres de l'association Equité. En forme de provocation, ces militants socialistes qui luttent pour la représentation des diversités originaires d'Afrique et des DOM donnent rendez-vous au Solférino, pas le siège du PS mais le café qui fait l'angle de la même rue.

Une provocation qui irrite puisqu'ils évoquent également des « menaces » de la même direction s'ils continuent de dénoncer leur sous-représentation dans le parti et dans toutes les listes pour les régionales, « surtout dans une région symbolique comme l'Ile-de-France ».

Pourtant, selon Louis-Mohamed Seye, adjoint au maire socialiste de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), « l'ancien premier secrétaire [les] recevait, [les] écoutait. » Ce que confirme Manuel Allamellou, conseiller municipal de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) :

« C'est sous le mandat de François Hollande que la diversité a avancé. Le travail a commencé en 2003 au congrès de Dijon. Aujourd'hui, nous avons 650 conseillers municipaux issus de la diversité. »

"Bravo encore pour Georges Frêche"



« On a pris des people, on a pris des sportifs, soi-disant des personnalités, et on n'a pas reconnu les parcours militants », poursuit Louis-Mohamed Seye, en référence à la candidature de l'ancien champion d'athlétisme dans le Val-de-Marne, Stéphane Caristan. Et d'ajouter encore : « Bravo encore pour Georges Frêche qui est reconnu en Languedoc-Roussillon. » Georges Frêche, qui a pourtant été exclu du PS en 2007. Manuel Allamellou :

« Les dirigeants nous parlent d'ascension politique, mais nous avons commencé en bas et on y reste. Il y a une sorte de plafond de verre pour nous en politique au niveau du poste de maire-adjoint. »

Les représentants socialistes d'Afrique et des DOM devraient se compter sur les doigts d'une main dans le futur conseil régional d'Ile-de-France. Les listes seront arrêtées définitivement par la convention nationale, réunie ce samedi à Tours.

Certes, il y a bien Ali Soumaré, 29 ans, l'ex-porte-parole des familles des jeunes tués lors des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, qui sera tête de liste dans le Val-d'Oise, « mais ça ne suffira pas ». « C'est pour ça qu'on tire la sonnette d'alarme. »

source : rue89

http://www.rue89.com/2009/12/11/des-representants-de-la-diversite-tirent-la-sonnette-dalarme-au-ps-129620

"Le PS a une attitude néo-coloniale sur la diversité"

Fayçal Douhane, élu au bureau national du PS, dénonce l'attitude de son parti, incapable de faire élire à l'Assemblée des candidats issus de la diversité. Cet échec va compliquer la victoire aux municipales dans plusieurs grandes villes, avertit-il.

Quelle est votre réaction après l'arrivée de deux secrétaires d'État issues de l'immigration ?
En tant que démocrate sincère, je me réjouis de ces nominations, notamment de celle de Rama Yade, une femme de convictions. Avec trois membres du gouvernement issus de la diversité, on sort de l'exception pour entrer dans une normalité. J'aurais cependant souhaité qu'il y ait un homme car les Français issus de l'immigration sont trop souvent stigmatisés.

La nouvelle Assemblée s'est un peu féminisée et rajeunie, mais pas ouverte à la diversité française. Qu'est ce qui n'a pas marché ?

Je parlerai simplement de mon parti, le PS. À l'exception de l'Antillaise George Pau-Langevin, ancienne présidente du Mrap élue à Paris, aucun des 182 députés métropolitains n'est issu des minorités visibles. Les vingt candidats qui ont été présentés l'ont été soit dans des circonscriptions imprenables, des terres de mission pour la gauche, soit parachutés par l'instance nationale sans procédure démocratique. En clair, les militants n'ont pas été appelés à voter pour désigner leur candidat lorsque cette circonscription était réservée à un candidat issu de la diversité. Résultat : des candidats dissidents se sont présentés, par exemple en Charente contre Malek Boutih, ou alors ils ont perdu faute d'ancrage local.

Vous proposiez une autre méthode ?
Tout à fait. Il fallait appliquer la méthode mise en œuvre dans le cadre de la parité. On désigne des circonscriptions réservées à ce type de candidats et les militants choisissent entre diverses candidatures locales. À Argenteuil, dans le Val-d'Oise, la direction nationale a préféré investir Faouzi Lamdaoui, qui vient de Paris, alors qu'Ali Romdhane, ancien secrétaire de section, très implanté localement, aurait pu être désigné avec une grande chance d'emporter cette circonscription, où le député sortant UMP ne l'a emporté qu'avec six cents voix d'écarts.

Pourquoi avoir désigné tel candidat plutôt que tel autre ?
Je ne connais pas les critères qui ont présidé à ce choix. Bruno Le Roux, le secrétaire aux élections du PS, responsable de ce choix, a en tout cas transformé de l'or en plomb. La direction nationale a privilégié la docilité de candidats bien en vue à Solférino [le siège du PS à Paris, ndlr] au détriment de l'enracinement et du mérite. Le PS est un parti discriminant vis-à-vis de ses militants issus de la diversité.

Quelles seront les conséquences de ce grave échec ?
Cette attitude paternaliste et néo-coloniale où l'on choisit ses immigrés est un formidable encouragement dans le cadre des municipales à la constitution de listes citoyennes, un peu sur le modèle des listes Motivés en 2001, sur lesquelles se présentent de nombreux candidats issus de la diversité. Vu leur implantation locale, ces listes pourraient facilement obtenir entre 10 et 20%, ce qui, dans certaines villes, pourrait constituer un big bang. La politique se fait par la preuve et le PS n'a rien prouvé pour accueillir les citoyens dans toute leur diversité.

source : Rue89

http://www.rue89.com/2007/06/19/le-ps-a-une-attitude-neo-coloniale-sur-la-diversite

 

10.12.2009

151 tribunaux d'instance fermés dans la discrétion

La réforme de la carte judiciaire française, un des projets les plus critiqués de l'ex-ministre de la Justice Rachida Dati, va franchir dans la plus grande discrétion un pas décisif le 31 décembre. À cette date, 151 tribunaux d'instance, soit près d'un tiers du total de 2007 (473), fermeront définitivement leurs portes et verront leur activité transférée dans d'autres villes.

Le tribunal d'instance traite les petits litiges, notamment civils, du quotidien. Cinquante-cinq tribunaux de commerce, 62 conseils de prud'hommes et 27 autres tribunaux d'instance ont déjà été fermés dans un passé récent.

Très critiqué politiquement à droite comme à gauche, ce bouleversement sans précédent depuis 1958 se fait, selon les syndicats de magistrats, dans la confusion et aboutit fréquemment à un surcoût immobilier et une désorganisation. Il s'opère dans l'insécurité juridique, puisque le Conseil d'Etat doit encore examiner, en principe début 2010, les centaines de recours en annulation déposés.

Les opposants à la réforme estiment qu'on ferme les tribunaux dans la précipitation pour créer un "fait accompli" et rendre ces recours inopérants. "Tout cela a été fait en dépit du bon sens", dit Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).Le gouvernement conteste ces griefs, tout en s'exprimant peu sur le dossier. Michèle Alliot-Marie, qui a remplacé en juin Rachida Dati au ministère, a délégué le dossier à son secrétaire d'Etat Jean-Marie Bockel, un ancien socialiste.

Le ministère de la Justice présente l'opération comme un moyen de "rendre la justice plus rapide et plus efficace".

Il ne fait que superviser les fermetures, qui posent de multiples problèmes financiers, matériels, juridiques et informatiques censés être résolus par un guide méthodologique de 33 pages. Les autorités judiciaires locales font l'essentiel du travail, en l'absence d'administration dédiée à l'opération.

SURCOÛT IMMOBILIER

Premier grief soulevé par le monde judiciaire, le déménagement des tribunaux est souvent coûteux, les locaux abandonnés restant à la charge des collectivités locales, tandis que les locaux qui accueillent leur activité, souvent déjà saturés, doivent s'agrandir, donc louer ou investir. C'est le cas par exemple à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), où selon le président du tribunal, Alain Tessier-Flohic, l'absorption des tribunaux d'instance de Biarritz et Saint-Palais a coûté 420.000 euros et amené la location de nouveaux bureaux. Selon le Sénat, la réforme a généré plus de 400 opérations immobilières, pour un quart provisoires. Les syndicats de magistrats jugent largement insuffisants les 30 millions d'euros budgétés à ce titre pour 2010.

Deuxième grief, le service se dégraderait en raison de problèmes dans les transferts de personnels et de dossiers. C'est l'avis de Karine Faessel, présidente du tribunal d'instance de Mulhouse (Haut-Rhin), où ont été regroupés en novembre les tribunaux d'Altkirch et de Huningue. Pour la gestion des tutelles de personnes irresponsables, Mulhouse a vu s'ajouter 1.200 dossiers aux 3.000 en cours, mais n'a pu reprendre que neuf des 19 employés des anciens tribunaux, les autres ayant préféré partir ailleurs. Les délais de traitement sont donc rallongés.

Troisième grief, avancé notamment par les élus locaux, l'abandon de petites juridictions léserait les habitants des zones rurales, pour lesquels un déplacement de 80 km ne serait pas toujours évident. La commission des Lois du Sénat a soutenu cet argument et fait part de son inquiétude dans un rapport en novembre où elle demande "le maintien effectif de l'accès au droit".L'ouverture de Maisons de la justice et du droit (MJD), structures d'orientation qui ne remplacent pas les tribunaux, suscite l'inquiétude car l'Etat ne les finance qu'en partie.

Le dossier n'est pas refermé. Les dernières fermetures et les plus sensibles, celles de 21 tribunaux de grande instance, sont programmées pour la fin 2010.

Édité par Yves Clarisse

 

source : Reuters Thierry Lévêque

25.11.2009

Des réformes judiciaires qui encouragent la corruption


La dégringolade de la France dans le classement de l'indice de perception de la corruption, publié par Transparency International, devrait être un signal fort pour mettre d'accord les actes et la parole publique autour de l'exemplarité .

La France perd sept places en deux ans, au 24e rang mondial.

Malheureusement, la situation déjà très dégradée va devenir catastrophique : une émission récemment diffusée sur Canal+ l'a parfaitement décrite avec des images et des propos courageux qui tranchent avec le non-dit habituel. Elle va empirer si l'on rompt avec les obligations résultant de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, qui exigent un juge indépendant et l'accès à un procès équitable d'une part, le droit au contrôle de l'usage des fonds publics d'autre part.

Banalisation du copinage et conflits d'intérêt évidents

En effet, le simple rapprochement des réformes en cours et projetées souligne l'abandon programmé et très volontariste de toute capacité de l'institution judiciaire (entendue au sens large du terme - contrôle des comptes publics compris-) de lutter contre la corruption, le trafic d'influence, les marchés publics truqués, la banalisation du copinage et des conflits d'intérêt évidents, passés par pertes et profits.

A tout seigneur, tout honneur. La disparition des juges d'instruction qui ne s'accompagne évidemment pas d'une indépendance du Parquet conduit évidemment, après la réduction déjà intervenue de la constitution de partie civile, à la disparition de toute instruction d'affaires politico-financières et sanitaro-environnementales, non désirée par l'exécutif.

Outre une incompatibilité évidente de cette réforme avec la jurisprudence de la Cour Européenne des droits de l'homme, ce projet -qui semble anticipé si on en juge par le développement actuel des passe-droits et irrégularités de toute nature (mais le nombre d'ouverture d'affaires financières au pôle financier a été divisé par six sur un an)- va permettre une impunité de fait de la délinquance en col blanc… sauf, bien sûr quand elle permettra de gêner un adversaire politique.

Les citoyens privés de toute garantie

Voici la disparition programmée des Chambres Régionales des Comptes, réduites à quelques chambres d'audit des comptes publics. La mort de ces juridictions, dont les pouvoirs avaient déjà été amputés par le gouvernement Jospin, envoie un signal plus que subliminal à la relance des comportements issus des lois de décentralisation qui ont conduit à la multiplication des affaires politicos-financières.

Les dérives seront d'autant plus nombreuses que les deux digues qui avaient été mises en place pour limiter les infractions seront rompues : après la remontée des seuils des marchés publics à des niveaux qui réduisent drastiquement les cas d'appel à la concurrence, la suppression des CRC achève de priver les citoyens de toute garantie puisque, en plus, les informations pénales ne pourront plus être ouvertes.

A ces éléments qui suffisent en eux-mêmes à nous faire redouter le pire pour la dégradation de notre résistance à la montée de la délinquance financière, s'ajoute la généralisation du copinage au détriment du mérite, y compris en violation des principes de déontologie, une fiscalité et une organisation du contrôle fiscal qui ne s'intéresse qu'à la petite délinquance fiscale et ferme les yeux sur la grande (comme l'a récemment montré une émission de France 3 sur le sujet) et l'extension du secret défense destiné à rendre impossible toute enquête sur les commissions versées à l'occasion des grands marchés.

Dès lors, et malheureusement pour tous ceux qui croient en la justice et surtout mesurent es ravages que la corruption provoque dans nos sociétés, il est à craindre que les années qui viennent voient notre pays tomber dans bas-fonds du classement de Transparency International.

D'après Corinne Lepage, pour l'association Anticor

 

19.10.2009

Frapper les plus modestes : abandon de la prime à la cuve

Le projet de loi de finances pour 2010 ne reconduit pas la "prime à la cuve", versée aux 700.000 ménages non-imposables utilisant le fioul domestique. Alors que la crise frappe de plein fouet les ménages, dont le pouvoir d’achat recule, le gouvernement ne trouve rien de mieux que de supprimer ce dispositif, qui aidait les ménages modestes à payer une facture qui a augmenté de 61% en dix ans !

Alors que les cadeaux fiscaux pour les plus aisés, à commencer par le bouclier fiscal, ne sont pas remis en cause, ce sont les ménages modestes qui souffrent des décisions budgétaires du gouvernement.

Le Parti socialiste dénonce cette mesure qui rajoute de l’injustice à l’injustice. Le gouvernement a instauré une taxe carbone inefficace et injuste, qui pénalisera fortement les ménages ruraux et modestes. Loin d’être intégralement compensée, elle représentera en moyenne pour les ménages ruraux une perte nette d’au moins 70 euros par an, pouvant monter jusqu’à plus de 150 euros. Avec la suppression de la prime à la cuve, c’est une ponction supplémentaire de 200 euros pour des ménages souvent ruraux qui n’ont pas d’autre choix que de se chauffer au fioul.

La facture est salée pour les Français modestes déjà confrontés à la crise économique et sociale.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de revenir sur cette décision qui sera lourde de conséquence pour les ménages concernés.

Ce n’est pas en ponctionnant les ménages modestes que la France retrouvera des marges de manœuvre budgétaires. C’est avec une politique fiscale juste que le déficit pourra être résorbé.


Philippe Doucet,
Secrétaire national chargé des droits des consommateurs

23.05.2009

La Guerre d'Espagne et l'oubli


gce-no-pasaran.jpgLà où l’histoire s'appuie sur la connaissance du passé, la mémoire renvoie au souvenir.

Avec le temps, le souvenir se détériore et se perd. Le sens du souvenir échappe aux générations futures, à qui les survivants s'efforcent pourtant de transmettre leur mémoire.

L'histoire est un discours scientifique que des moyens officiels s'efforcent souvent de soutenir.

Si l'historien oriente son travail, le discours officiel tend alors à supplanter la mémoire.

Si la mémoire s'efface, si l'histoire réécrit, les traces  s'estompent  alors dans un silence honteux. C’est un peu ce qui se passe avec la Guerre Civile espagnole. C'est quasiment dans l'indifférence que se commémorent en 2009 les soixante-dix ans de sa conclusion. Rappelons les faits.

Le 14 avril 1931, l’Espagne rompt avec le régime monarchique. Elle épouse, pour la deuxième fois de son histoire, la République. La Gauche entreprend de grandes réformes sociales (en matière d’éducation, de laïcité, de répartition des terres etc.) qui sont stoppées par la Droite lorsque elle arrive aux affaires. L’époque est marquée par l’instabilité des gouvernements et la multiplication des mouvements sociaux. Les élections générales de février 1936 voient la victoire du Frente Popular (Front Populaire), qui rassemble les forces de gauche, avec le soutien électoral des anarchistes et du syndicat socialiste UGT. Mais le 17 juillet, de la même année, un groupe de généraux, Franco en tête, font un Pronunciamiento et déclare « l’état de guerre ».


S’ensuit alors une guerre civile qui va durer trois ans et causer entre 380 000 et 450 000 morts. Le pays se trouve divisé entre le camp national et le camp républicain. Sous l’égide de Franco, le Mouvement National rassemble la haute bourgeoisie espagnole, l’Eglise catholique (le Pape Pie XI soutient le coup d’Etat), les monarchistes, les militaires conservateurs et les mouvements fascistes tels que la Phalange). Le camp républicain regroupe les modérés, les socialistes, les communistes (PCE, POUM), les mouvances anarchistes (CNT).


La Guerre d’Espagne prend très vite une dimension internationale. Franco reçoit le soutien militaire et politique de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste. La République espagnole, abandonnée à son triste sort par la France et la Grande Bretagne qui proclament leur neutralité, pourra compter sur l’aide tardive de l’URSS et le renfort des Brigades Internationales, corps de combattants volontaires (dans lesquels on retrouve Malraux, Hemingway, Orwell etc.). La division du camp républicain et l’inégal rapport de forces scelle le destin de l’Espagne républicaine : le 1er avril 1939, Franco décrète la fin de la guerre. La dictature franquiste s’installe. Des milliers de combattants prennent le chemin de l’exil.


Trente ans après le retour de la démocratie en Espagne, les Espagnols ne se sont pas encore réconciliés avec leur passé. La Guerre civile et les méfaits de la dictature franquiste restent un sujet tabou. Pour autant le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero, lui -même petit -fils de républicain, a fait adopter la Loi sur la Mémoire historique visant à indemniser les victimes et rétablir une certaine vérité sur cette période. Reste malgré tout l’épineux problème des fosses communes où restent enterrés des milliers d’Espagnols.

28.03.2009

Les masques tombent

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Alain Fréhaut et Francine Cailleux viennent d'augmenter la fiscalité communale de 15% Cela rejoint les dispositions prises par Rémi Pauvros, dans son fief de Maubeuge, et les justes critiques émises contre les structures anormales des finances maubeugeoises.

Dans ce débat, l'absence de "l'Opposition", incarnée par le groupe Duriez-Bridoux, qui s'appuie notamment sur des intérets immobiliers bien connus à Bavay, montre les causes de cette augmentation :

- l'incompétence prévisionnelle de "l'équipe" au pouvoir, accompagnée par l'incapacité de "l'Opposition" à proposer une alternative quelconque

- le refus de se doter d'une politique économique préventive, accompagnée par les silences de "l'Opposition" sur ces lacunes

- le refus d'investir dans des équipements publics de qualité, ou le refus de priorités de service public (rénover d'abord le porche de l'Eglise au détriment de l'accessibilité de la Mairie elle-même), "l'Opposition" ayant démontré depuis belle lurette son attachement aux valeurs du privé

- l'importance donnée au foncier, particulièrement à l'immobilier bâti, au détriment d'une politique économique mobilière de développement

- le clientélisme dans les budgets de fonctionnement, notamment les prébendes associatives, "l'Opposition" en percevant sa part congrue

- la dépendance organisée de la Commune envers les acteurs "traditionnels" : la tutelle, les financeurs privés, les groupes immobiliers

- l'invalidité permanente de l'action publique, organisée par imprévoyance, silence ou volonté explicite, au profit de groupes privés :

  • les acteurs HLMs
  • la tutelle maubeugeoise (notamment via le plan d'aménagement du territoire)
  • les acteurs immobiliers du privé
  • les entrepreneurs notabilaires locaux (affaire des terrains Hulin, affermage de terrains à des acteurs privés de logement, affaire Aldi)

Rien ne change donc à Bavay, sauf le double langage, le paiement continuel de taxes communales par les salariés modestes, au profit de groupes non qualifiés qui en dépenseront les fruits dans des réjouissances associatives privées, dans des investissements hasardeux (affaire des maisons rue des Juifs, affaire du bureau d'études du stade, choisi par le Maire, déréliction de la Gare, affaire des terrains communaux, affaire de l'établissement hospitalier) et dans la neutralisation effective de l'action publique.

Nous pensons donc pouvoir qualifier les groupes politiques en place comme des groupes immobilistes et populistes.

 

le Groupe BEA

 

 

source de l'image : comment faire un masque de papier mâché ?

http://www.christophenicolas.ch/images/M.rieur.profil.jpg

24.02.2009

Grève du 19 mars 2009

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Appel unitaire des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

 

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance.


En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé. Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale.

Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités. La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés.

La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade. Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels.

Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays. En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :

Défendre l’emploi privé et public ;

Lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
Exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, Des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
Défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

 



10.02.2009

Appel à la grève le 19 mars 2009

Communiqué des 8 syndicats : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

L'intervention télévisée du Président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu'à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.

banderoleFSUCFDT.jpgL'annonce d'une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d'un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le Président de la république maintient pour l'essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale.

Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l'ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.

C'est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l'unité d'action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.

Elles décident d'une nouvelle journée d'action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :

* Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
* Améliorer le pouvoir d'achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales.
* Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat.
* Préserver et améliorer les garanties collectives.
* Réglementer la sphère financière internationale.

 

source de l'image :

http://www.ouest-france.fr/2008/02/18/caen/-A-decouvert-bien-avant-la-fin-du-mois--53061455.html

27.01.2009

Mouvement social 3

 

Chers concitoyens, ce jeudi sera une journée de grève quasiment générale...à l'exception du secteur privé. Il faut qu'on s'y prépare tous : il faut éviter de solliciter EDF ou de voyager en train ce jour-là, anticiper la grève dans les écoles et les centres d'accueil, éviter d'introduire des dossiers en banque, etc.

Aujourd'hui, "la Gauche" dépose une "Motion de Censure" au Parlement, à laquelle se joindront BIEN SUR les populistes, communautaristes ou Nationaux (dont le MoDem, les Royalistes et le PG) qui sont représentés au Parlement . Cette "Motion de Censure" sera rejetée, puisqu'avec sa mécanique électorale, la France a 25% de députés progressistes (véritables) et 70% de gens mécontents de la politique de la Droite. Mais elle aura eu pour seul mérite d'installer un semblant de débat, sur la question économique et le plan du PS. Plan du PS qui "aura le mérite d'exister", selon le mot cruel de Ségolene Royal, qui ne manquera pas d'être repris par la majorité, ce qui montre la duplicité du parti de Ségolène Royal, dont j'ai déjà démontré les fondements communautaristes et les valeurs Nationales (antirépublicaines).

Pour l'anecdote, je vous rappelle que la "motion de censure", une technique de débat pourtant usuelle dans les démocraties, un contrepoids au droit de l'éxécutif de solliciter des textes de loi auprès du Législatif, est singulièrement restreinte...en France.  Alors que TOUT le fonctionnement du Parlement soumet l'activité aux ordres du jour législatifs de l'Exécutif.....Et les juristes officiels de droit public, habituels propagandistes des valeurs Nationales, tels Guy Carcassonne, de se taire sur le sujet....J'ai connu ça, en Belgique, vingt ans avant que les institutions s'y bloquent...

Ah, les belles âmes...La France des Libertés, telles que nous la chante l'UMP des notables...

Les appels à la grève se multiplient cependant dans le privé : LCL, Crédit Agricole, la Caisse d'Epargne ...leurs agences bavaisiennes devraient être affectées ce jeudi. Vous noterez peut-être qu'AXA, firme privée dont le président Claude Bébéar est un pilier du MeDEF et de l'UMP, ne sera pas touchée...Guère plus que TF1 ou Bouygues...dont les patrons sont notoirement liés aux gouvernements Sarkozy.

Par contraste et en filigrane, Dominique Strauss-Kahn s'alarme que très peu ait été fait contre la crise financière, ce qui est le cas en France où le gouvernement Sarkozy soigne les grands propriétaires et les piliers traditionnels de la droite. J'ai déjà écrit que Mr Sarkozy, très proche des intérêts israéliens et nationaux américains, très proches des milieux conservateurs Nationaux français, s'inscrivait dans le courant de la droite orléaniste (selon la célèbre classification de René Rémond), un courant qui trouve ses racines dans le caractère populiste et National de la Monarchie de Juillet, où les "armes de la Maison d'Orléans" ornent le drapeau français, avec la politique qui va avec (fermeture des clubs républicains, soutien aux grands propriétaires, etc) . Tout cela est étonnant mais logique, il nous faut maintenant réfléchir et diffuser des informations pourtant disponibles sur Internet, sur le mouvement social et ses répercussions politiques;

Je ne pense pas que la Mairie de Bavay diffuse ce genre d'informations. Il doit y avoir des raisons. Réfléchissons ensemble sur des faits.

Chez Renault (et chez MCA), appel à la grève de l'ensemble des syndicats. Les Bavaisiens qui travaillent (encore) à MCA pourront  constater (à Bavay) si leur Maire UMP-UPN, Alain Fréhaut, syndicaliste CFE-CGC (sauf erreur de ma part on reste dans son syndicat qu'on soit salarié ou à la retraite..par convictions....), se joint aux revendications....Pour votre information toutefois, voici le plan du PS pour le secteur automobile mais ça, ce n'est pas dans le journal (National) ni au JT de l'activiste National Jean-Pierre Pernaut.

A Maubeuge, les "Papillons blancs", qui fournissent du travail assisté à de nombreuses familles, seront en grève, comme à peu près tous les travailleurs du secteur social. De son côté, MCA vient de reprendre à peine le travail, après trois semaines d'arrêts jusqu'au 14 janvier, et repart en grève et en arrêts (soigneusement mélangés). Pour les Bavaisiens qui s'y intéressent naturellement, voici quelques détails sur la situation de MCA. La situation des intérimaires est fort préoccupante , et la CGT comme la CFDT craignent, fort logiquement, que MCA soit progressivement délocalisée par voie de modèles ou de gammes, vers la Roumanie, la Hongrie ou la Tchéquie.

Je me suis souvent demandé si le Maire de Bavay Alain Fréhaut, qui était cadre dans le secteur logistique de MCA jusqu'à début 2009 (tiens, ça n'a pas été dit publiquement aux Voeux du Maire...) (heureux hasard sans doute, en cette époque de restructurations à la CCB et chez Renault), éclairait les électeurs bavaisiens de ses lumières sur cette société, et s'il en informait TOUS ses électeurs bavaisiens : possibilités d'embauches, possibilités d'intérim, activité prévue, soutiens par l'Agglo de Maubeuge (représentée par Rémi Pauvros, affilié au PS, à qui Alain Fréhaut  semble s'opposer dans les débats politiques), soutiens par la Région (socialiste), le Département (socialiste) via les infrastructures, etc.

Je crois me souvenir que l'ancien adjoint 2001 d'un Maire fort connu du Bavaisis, après quelques problèmes de distribution, avait ensuite travaillé dans une entreprise sous-traitante de la logistique de MCA, ce qu'il m'avait dit lui-même au téléphone. Si c'est inexact, ... les commentaires sont libres ici....Mais c'est vérifiable, et je comprends BIEN SUR le sens humain...et politique...de ce Maire.  Moi-même, par exemple, je m'intéresse à la sérénité des Conseils Municipaux du Bavaisis, comme je m'intéresse à la sérénité du Conseil Municipal de Bavay,  par exemple. Rien de tel pour un travail politique (conservateur) serein que tout le monde bénéficie de revenus professionnels. C'est valable pour tous les conseils municipaux, c'est juste qu'il faut éviter le mélange des genres (c'est mon opinion, qui la partage ?)

Je n'ai pas d'information extérieure sur les possibilités d'emploi pour les Bavaisiens à MCA. A cet égard, les personnels de MCA qui travaillent à Bavay auront certainement une vue interne sur la question, ils auront leur avis sur l'équité de cette situation bavaisienne.

Après tout, les Bavaisiens recherchent de l'emploi, et des revenus, avant toute chose. C'est normal. Ce qui serait inquiétant, c'est de dépendre trop de MCA, à ce point par exemple qu'il faille se taire sur les camions de transport de voitures qui pénalisent Bavay (retard terrible du rond-point, la pollution, les risques d'accident), parce que des Bavaisiens ont un travail chezà MCA.. Je serais vraiment étonné d'apprendre que le syndicat CFE-CGC de MCA est amplement rempli de Bavaisiens. Comme je suis moi-même affilié à la CFDT, j'estime que ce serait BETE de récupérer à Bavay une forme de politisation des syndicats, car après tout, l'authentique populisme, n'est-ce pas, ce serait par exemple de dénoncer la politisation des syndicats, comme ça se fait dans les assemblées UMP,  et de pratiquer ensuite cette politisation à l'extérieur. Mais je l'ai déjà écrit : la Droite française n'en est pas à un paradoxe près : ce qui compte pour elle, c'est qu'on soit divisés pour que n'aboutisse aucune analyse de la situation politique, aucun diagnostic de la société française. Et pour cela, elle n'a jamais hésité sur les moyens de coercition : le contrôle d'organisations contestataires, le discrédit des opposants, les arrestations, les procès (Gérard Filoche), la censure (multiples passages de faits sous silence par une presse financée par le pouvoir), les amendes (récemment, l'asso "Droit au Logement"), les licenciements, le cassage de grèves (encore récemment, Sarkozy s'en réjouissait), la prison, et parfois la mort.

Si Mr le Maire Alain Fréhaut a des informations, qu'il n'hésite pas à communiquer : mon adresse eMail (contrairement au blog CDRV chez Hautetfort...dont il aura certainement entendu parler) est sur le blog...et les commentaires sont libres. Sur BEA, tout est transparent : ce n'est pas comme chez CDRV, voire dans d'autres groupes de droite dure (mais ça, c'est logique).

En dépit de la langue de bois locale, il faudra bien avoir un débat clair sur l'avenir de MCA, à Bavay, à Maubeuge et dans le Bavaisis. Et même dans la Sambre-Avesnois. Je rappelle que MCA a bénéficié de 400 millions d'euros d'aides publiques..pour un emploi en baisse avec des résultats financiers en hausse. Il faudra bien que ça change... J'espère qu'à MCA, certains n'invoquent pas, ou n'ont pas invoqué, le royaume d'essieu pour ne rien changer AUSSI à cette AUTRE situation de dépendance. Car le royaume d'essieu, à Bavay, on connaît ! Notre Maire n'hésite pas à invoquer l'abbé en pleins Voeux Municipaux 2009...ou à s'afficher aux banquets de lAmicale de Lourdes. Ca ne fait pas sourciller Francine Cailleux, d'ailleurs...

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des syndicalistes "qui défendent les salariés" en France, et d'autres plus ou moins proches en France du patronat de la métallurgie. L'affaire de l'UIMM l'a bien montré . Ce qui est sûr, c'est qu'il existe en France des pratiques notabilaires qu'on croyait abolies avec l'Ancien Régime. Ce qui est sûr, c'est qu'il existe en France des politiciens qui n'ont pas honte de glorifier le passé des seigneurs du Bavaisis (conférence de "l'Opposant Officiel au Maire" François  Duriez à la CCB) . Ce qui est sûr, c'est que le mouvement social ne réussira que s'il est unitaire. Que certains n'ont PAS INTERET, et des intérets matériels bien compris, à ce que cette unité se fasse. Notre intérêt à nous, qui travaillons, est d'étudier la situation et de développer un produit stable, un travail émancipateur et des pratiques politique saines.

Ce n'est pas l'intérêt des Nationaux... : rien de tel pour les barons locaux que la fragmentation du mouvement social. C'est ainsi que de nos jours, tant en Belgique (à Dour toute proche) qu'en France, on retrouve au pouvoir les contremaîtres de la noblesse financière orléaniste, associés dans leurs pratiques d'Ancien Régime.

L'analyse juridique des institutions de droit public décèle en France une République en décors d'opérette. De là à s'étonner que le mouvement social du 29 janvier reçoive le soutien de 69% des Français...on peut  donc craindre que le pouvoir, raidi, tendu, minoritaire (Sarkozy-Fillon sont revenus à 42 % d'opinions favorables) ne réagisse avec violence pour préserver "ses  visions", tant est grande son habitude de faire épouser ses visions par la réalité, à coups de promesse et de botte....législative, pénale, ou policière... Je vous rappelle que les décrets organiques de la "Police Nationale" datent du régime de Vichy, et s'inspirent de la théorie allemande de la GeheimSchutz, ou "Protection de la Communauté". Je vous rappelle que les TROIS principaux personnages de l'Etat sont Rotariens, avec la philosophie particulière de ce club, qui a prouvé par son passé sa proximité avec les régimes autoritaires et l'élitisme (Pinochet, Lindbergh, rapports avec le NSDAP (voir le livre de Fabrice d'Almeida, la vie mondaine sous le nazisme) et les Chemises Noires (relire la these de doctorat en histoire de Max Gallo), soutiens appuyés à Bush et à Margaret Thatcher, à Hassan II et au Roi Baudouin).

Vous savez déjà que le Pouvoir National casse l'opposition parlementaire à l'aide du Réglement de l'Assemblée Nationale, dissimulé derrière la Constitution, qui bride le Parlement, comme un cheval peut se faire sangler par son cavalier. La société répond donc par des mouvements sociaux.

Tous ces écueils (commerces fermés, services publics fermés) sont logiques et prévisibles, puisque les syndicats, en France, sont "cassés" depuis longtemps par le savoir-faire social et politique, juridique et institutionnel, de la Droite. Cette Droite a une longue pratique de la répression (càd depuis 1830), un très grand savoir-faire légaliste et cruel qui s'est exporté (le général français Aussaresses, le bourreau sanglant d'Alger, le professeur des bourreaux sud-américains, mourra impunément dans son lit, en France, "pays des Droits de l'Homme") , une Droite qui s'insinue avec ses Nationaux dans les syndicats, les faux partis d'opposition, pour faire du populisme et parfois même de la violence.

J'ai déjà baptisé "mascialisation" ce processus d'infiltration et de violence, qui aboutit à détruire l'âme des mouvements civils.

Pour le moment, ce mouvement de janvier n'a pas encore été détourné par les Nationaux, et il reçoit le soutien de 69% des Français. J'espère, comme tous les véritables socialistes (antiNationaux) qu'il reste sur les rails de la non-violence et qu'il aboutira à des réformes démocratiques, dont la première doit etre la revalorisation du SMIC, base de tous les calculs de rémunération, quellles qu'elle soient. J'ai des doutes, et le journal de Pernaut sera un premier signal à observer, dans le sens de la réaction ou de la réforme. Sur TF1, cependant, attendez vous à voir quelques “usagers pris en otage”, quelques parents en mal de garderie, quelques étudiants bien en colère de ne pouvoir accéder librement au savoir… C'est-à-dire des étudiants de l'UNI, le syndicat de droite dure fondé par Pasqua dans les locaux du SAC (une organisation paramilitaire "gaulliste" qui a fini dans un bain de sang). Attendez-vous donc, ce midi, à entendre Jean-Pierre Pernault soupirer au journal de midi. Par intérêt ?

Je ne doute pas qu'à Bavay, Madame Bauffe s'emploie à organiser l'accueil des enfants par le personnel municipal, en soulignant ses efforts face à des syndicats qui bloquent l'école publique. Rappelons que Madame Bauffe sort d'une école privée. Et que le Maire actuel s'est illustré par son conflit avec le dernier grand Maire de Bavay, Paul Dupont , précisément parce qu'Alain Fréhaut soutenait l'école privée. Madame Bauffe, adjointe, est apparentée par alliance familiale avec Alain Fréhaut et, lors des Voeux du Maire 2009, a bien souligné l'antagonisme entre le dévouement au travail des personnels municipaux et les grèves dans l'école publique, école actuellement définancée par l'UMP. Encore un paradoxe, car comment cajoler des personnels qui doivent trimer pour essuyer la politique désastreuse du gouvernement soutenu politiquement par ce Maire et son groupe ?

De la même façon, Sarkozy, pour sa part, dispose de liens familiaux vers de grands groupes économiques. Il vient de refonder l'UMP, sur base de puissants leviers communautaristes. Xavier Bertrand dirigera le parti des Nationaux, et Roger Karoutchi dirigera l'attaque contre le Parlement. Dans la mouvance du Parti Socialiste, des leviers de destruction sont à l'oeuvre : Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez,  Julien Dray, Malek Boutih.

La boucle est bouclée. Il est donc naturel que le mouvement social, sous le couvercle répressif des Nationaux, se mette à bouillir.

Vous trouverez sur Internet  des sites spécialisés voire très engagés dans les informations sur ce mouvement social. Attention, ce mouvement social n'en est qu'à ses débuts visiblement, en France. Lire cet article du Nouvel Observateur, en lien.

 

Voici les groupes les plus nombreux qui se mettront en grève ce jeudi 29 janvier :

Les principaux syndicats des transports urbains (CGT, CFDT, FO et CFTC) ont appelé hier à une grève nationale le 29 janvier dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle pour la défense de l’emploi, des salaires, du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des services publics face à la crise économique.

PARIS, 14 jan 2009 (AFP) - Les syndicats de retraités (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FGR-FP, Unsa) ont appelé mercredi les retraités “à se mobiliser en masse” lors de la journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles organisée le 29 janvier.

Cinq fédérations syndicales des banques et des sociétés financières (CFDT, CFTC, CGT, FO, SNB-CFE-CGC) ont appelé lundi “les salariés et les retraités du secteur à participer à la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du 29 janvier”.

Six syndicats des télécommunications ont appelé lundi l'ensemble des personnels de France Télécom et Orange à se mettre en grève le 29 janvier, lors de la journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations, pour “infléchir” la politique d'emploi des deux groupes. Le site en ligne de l'hebdo Les Echos, indique, que les fédérations CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO et Sud des télécommunications “appellent l'ensemble du personnel du groupe France Télécom à s'inscrire activement” dans la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier, lancée par l'ensemble des syndicats français, précise un communiqué commun.
Les six syndicats indiquent par ailleurs qu'ils vont déposer des préavis de grève nationaux dans ce sens. Objectif: “infléchir la politique de l'emploi du groupe Orange-FT”.

20.01.2009

Papa m'a dit

 

Eh bien, on dirait qu'une autorité, rappelant la loi, est passée par là : le blog CDRV vient d'être vidé. Juste comme j'allais voir la juge d'instruction ! Bizarre coincidence. Juste après les Voeux du Maire 2009 d'Alain Fréhaut !

 

SarkozyOmarBongo.jpgC'est assez intéressant : le texte "ERREUR 404

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Qu'est-ce qu'on peut en déduire politiquement ? D'abord, que le blog CDRV, avec ses références religieuses et ses insultes relatives à mon passé de communiste sanguinaire et violeur de femmes, bref des manières de précision et de légalité, devait tirer à droite... Ensuite, que ces gens-là (la droite identitaire), qui donnent si souvent dans la ssssssss-sé-sssécurité [c'est biearre, chez les marins, ce besoin de faire des phrases :-)], ont l'air d'avoir un petit peu peur du gendarme...Tant mieux ! La loi doit être respectée, du haut en bas de l'échelle.

 

KhadafiSarkozy.jpgJ'espère qu'Alain Fréhaut parlera  de ces bizarres coïncidences lors des prochains Voeux du Maire, en 2010. D'autant qu'il s'était plaint, je crois, lors des Voeux 2008, d'avoir été la cible de tracts indignes.

C'est bon de temps en temps pour l'autorité de rappeler les règles, et les principes affichés de vie commune dans notre République. SI nous vivons bien en République, bien sûr.

En effet, je pense que l'engagement d'Alain Fréhaut pour le respect des personnes est une chose très importante pour l'avenir de Bavay. De ce point de vue, et si j'osais aller jusqu'à vider mon coeur, que ces méchants (de CDRV) ont blessé, je pense qu'au moins Alain Fréhaut pourrait  me faire quelque manière d'excuse pour la lettre calomnieuse qu'il a envoyée à mon sujet en Gendarmerie de Bavay, en pleine campagne électorale  2008. Si le sujet vous intérese, cette lettre se trouve dans la liste des "Documents" de ce blog.

En cette heure cardinale, où la chasse est ouverte (aux perdreaux, au sanglier...) je ne peux m'empêcher de penser à Gilbert Mitterrand, un grand chasseur qu'on surnommait "Papa m'a dit" dans les républiques bananières. Lui aussi est passé en Correctionnelle.

Mitterrand était "du PS".. Enfin, il était du PS que j'appelle le PS des Nationaux, pas le PS des Républicains...et il est passé en Correctionnelle. Comme moi !  Pas de chance..ça doit être dû à la qualité du justiciable, sans doute ...

J'espère qu'à l'issue de notre entretien de mardi après-midi, la juge d'instruction pourra faire son travail : ce serait dommage qu'UNE FOIS DE PLUS, la justice française soit bafouée....à propos d'affaires intéressant, de toute évidence, le développement de Bavay.

Je rappelle que le juge d'instruction français a besoin d'actes valides du Procureur de la République pour mener à bien ses enquêtes. Que ce Procureur de la République n'a pas été EXACTEMENT impartial à mon sujet, dans l'affaire de la Rue des Juifs. Le Juge d'Instruction belge, pour sa part, peut agir BEAUCOUP plus librement, comme nommer des enquêteurs ou incriminer des délits supplémentaires.  Ces procédures, en France, requièrent la rédaction de "réquisitoires" spécifiques du Procureur de la République, qui est souvent controlé par le pouvoir National. Je rappelle que la Constitution de la Ve République parle de l'autorité judiciaire, tandis que la Constitution belge parle du pouvoir judiciaire....

En Belgique, pour rencontrer un juge d'instruction, vous vous rendez au Palais de Justice, vous frappez à sa porte, et vous serez reçu. On attend un peu, c'est tout. En France, la procédure pour avant d'etre entendu par un juge d'instruction, requiert la permission du Procureur. En France, on vous réclame une caution de 1000 euros pour vous constituer partie civile (si jamais le Procureur classait sans suite, à votre sens abusivement). En Belgique, la constitution d'une partie civile vous coûte 150 euros (cent cinquante) seulement, à vos risques et périls bien entendu, comme toute partie civile. Mais cent cinquante euros seulement.

Dans l'affaire CDRV, le procureur a déjà classé sans suite, et j'ai déposé (grâce à de l'aide familiale) une caution de 1000 euros. A votre avis, est-ce que le déroulement de cette affaire montre que nous Français vivons en République ? Et pourtant, les insultes sur le blog CDRV, tenu de toute évidence par des gens proches de la liste majoritaire, étaient incessantes, écrites et publiques depuis un an : cocu, batteur de femmes, antisémite, communiste, malade mental, poisson rouge, âne, ignorant de la vie à Bavay, non-membre d'associations bavaisiennes, etc...Il y était même question d'un couteau à planter dans le bide...

Dans l'affaire qui nous occupe, j'ai exposé hier les faits et mon explication des faits. Il faut donc que le Procureur de la République veuille bien effectuer les devoirs nécessaires, pour qualifier les actes commis sur le blog CDRV, et enquêter chez Hautetfort/BlogSpirit. Si le Procureur ne bouge pas, les délinquants du blog CDRV resteront impunis... Nous verrons donc si le Procureur Beffy est un homme juste.

Et à Bavay, y a-t-il des gens justes ?

Qui sait, peut-être qu'une personne comme Mme Huguette Wils, Mr Pascal Delmotte, Mme Catherine Mehaddi, Mr Michel Bridoux, Mr François Duriez, Mme Schwartz, voire Mr le Maire lui-même, pourraient peut-être poser la question de ces bizarres coincidences Internet, lors du prochain Conseil Municipal ?

Qui sait ? Les citoyens de Bavay, les citoyens ordinaires, peuvent-ils espérer une Motion du Conseil Municipal, s'intéressant aux droits humains d'une famille bavaisienne ordinaire, violés par un clan de délinquants manifestement proches de la politique municipale, dirigée vers le Procureur de la République d'Avesnes ?

Peut-on rêver peut-être que "l'opposition" du groupe François Duriez s'intéresse aux droits de Pierre Larcin, contribuable bavaisien ordinaire ? Après tout, ce qui m'est arrivé peut et devrait logiquement arriver à d'autres...J'espère bien qu'à Bavay, il n'y a pas deux poids, et deux mesures.

J'adresse mes bons voeux aux Bavaisiens ordinaires, aux Bavaisiens honnêtes et courageux. Et mes bons voeux à vous, Mr le Maire, ça va de soi.

Pierre Larcin

 

sources des images :

Omar Bongo avec Sarkozy, Omar Bongo qui finance la Françafrique et fit écarter Bockel de la Coopération

http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/actualites/2007/mai/album_entretien_avec_m_omar_bongo_ondimba_president_du_gabon.77301.html

 

Khadafi avec Sarkozy, Mouammar qui fut un grand ami de Gilbert Mitterrand (notez bien l'avion...)

http://www.lefigaro.fr/international/2007/08/03/01003-20070803ARTWWW90749-libye_sarkozynbsppour_une_commission_d_enquete_parlementaire.php

 

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